L’altermondialisme, un mouvement juste

décroissance soutenableAvant tout, il serait convenable de replacer les choses, on présente souvent l’altermondialisme comme étant un mouvement  social, mais sa notion va bien au-delà de ça.

L’altermondialisme s’est développé rapidement au cours du XXe siècle et a pris une plus grande ampleur au début des années 1980. Les premières luttes ont été contre la dette du tiers monde, sur l’OMC et les plans d’ajustement structurels du FMI. L’altermondialisme est apparu quelques années après l’avènement de la mondialisation qui a fait naître de lourdes disparités. C’est à ce moment que le slogan « le monde n’est pas une marchandise » est devenu célèbre.

Pour parler de l’altermondialisme, il serait plus approprié de parler de plusieurs mouvements sociaux économiques tous fondés sur l’idée qu’un nouvel ordre mondial, une autre organisation est possible. Il ne s’agit pas d’un rejet de la mondialisation, mais ce serait plutôt de modifier et réguler l’essence même de celle-ci afin d’offrir aux peuples le pouvoir de contrôler les organisations, en dénonçant la prolifération des inégalités et en freinant la recherche incessante du profit. Il est ici convenable de parler de décroissance soutenable pour les pays développés et de développement durable pour les pays émergents.

L’altermondialisme revendique la primauté de la valeur de la vie sur celle du commerce. En effet, il vise à refréner les principes économistes du néolibéralisme, mais aussi à faire cesser définitivement les multiples actes inhumains à travers le monde. De manière générale, quels que soient les mouvements créés en faveur de l’altermondialisme, il y a des principes communs qui ressortent dans chaque mouvement: les droits du travailleur, les droits humains et les libertés individuelles. L’altermondialisme est donc un ensemble d’idéologies prônées par des associations et des groupes d’intérêts divers, à travers le monde. Il s’agit d’associations civiques, des écologistes, syndicats paysans et autres. L’altermondialisme veut un renouvellement des priorités mondiales et veut remettre à l’ordre du jour les valeurs de démocratie, protection des droits de l’Homme, de l’environnement et de la justice socio-économique. Partant de ce constant, on note que l’Homme est mis au centre des débats, ce qui reste intéressant à plusieurs niveau.

En définitive,  même s’il est vrai que le courant reconnaît la valeur des contacts interculturels pour la croissance des pays et le développement humain, il n’en demeure pas moins que l’altermondialisme se refuse de nier la sensibilité humaine face aux visions économistes de la mondialisation. Il s’agit donc d’un renouveau, d’une actualisation des idéologies du socialisme. Il tend à renforcer une conscience cosmopolite à l’intérieur de laquelle tous les êtres humains, quels qu’ils soient, soient dotés d’une dignité à parts égales.